Texte de la vidéo :
Bonjour…
Aujourd’hui, j’aimerais parler d’une souffrance dont on parle très peu.
On parle beaucoup du traumatisme.
De l’emprise.
Des violences psychologiques.
Et c’est normal.
Parce que survivre à cela demande un courage immense.
Mais il existe une autre souffrance.
Une souffrance silencieuse.
Une souffrance qui commence parfois au moment où une victime trouve enfin la force de se reconstruire.
C’est la souffrance provoquée par les médisances.
Les rumeurs.
Les jugements.
Les personnes qui continuent à salir une victime…
Alors qu’elle essaie simplement de retrouver un peu de paix.
Une victime ne cherche pas à attirer l’attention.
Elle ne cherche pas qu’on ait pitié d’elle.
Elle ne veut pas être enfermée toute sa vie dans son passé.
Elle aimerait simplement qu’un jour, quelqu’un lui dise :
« Oui… ce que tu as vécu est grave. »
« Je suis désolé que tu aies traversé cela. »
C’est tout.
Mais au lieu de cela…
Certaines personnes disent :
« Elle ment. »
« Il exagère. »
« Elle est folle. »
« Il invente. »
Et parfois…
Ces paroles viennent de personnes qui étaient censées nous aimer.
La famille.
Des amis.
Des proches.
Et vous savez ce qui me fait le plus de peine ?
Beaucoup de victimes rêveraient simplement de retrouver un jour leur famille.
Retrouver un frère.
Une sœur.
Un parent.
Ou un ami.
Mais parfois…
Ce n’est plus possible.
Pas parce que la victime refuse.
Mais parce que, pendant des mois…
Parfois pendant des années…
Certaines personnes ont alimenté des rumeurs.
Elles ont tellement parlé.
Tellement jugé.
Tellement sali la victime…
Que certains proches ne voient même plus la personne telle qu’elle est.
Ils voient uniquement l’image qu’on leur a racontée.
Et plus le temps passe…
Plus il devient difficile de revenir en arrière.
Parce que reconnaître que l’on s’est trompé demande énormément d’humilité.
Alors certains préfèrent continuer à croire les rumeurs…
Plutôt que de reconnaître qu’ils ont peut-être été influencés.
Et pendant ce temps-là…
Une famille reste brisée.
Une victime continue de souffrir.
Alors qu’elle ne demandait qu’une seule chose.
Retrouver un peu de paix.
Il existe un mécanisme psychologique que l’on retrouve très souvent.
On cherche ce que la victime aurait dû faire.
On cherche à la culpabiliser.
Dans une relation d’emprise avec un pervers narcissique, on entend souvent :
« Elle l’a bien choisi. »
« Pourquoi est-elle restée ? »
« Moi, je serais parti depuis longtemps. »
« Il est resté avec elle, c’est qu’il y trouvait son compte. »
Comme si la victime était responsable de ce qu’elle a subi.
Pourtant…
Les personnes qui prononcent ces phrases ne connaissent souvent rien aux mécanismes de l’emprise.
Elles ne savent pas qu’un pervers narcissique détruit progressivement l’estime de soi.
Qu’il isole sa victime.
Qu’il la manipule.
Qu’il lui fait croire qu’elle est responsable de tout.
Qu’il installe la peur.
La culpabilité.
Et une dépendance émotionnelle.
Alors elles jugent une victime avec le regard d’une personne qui n’a jamais vécu ce type de violence.
Et c’est profondément injuste.
Parce qu’au lieu d’aider une personne à se reconstruire…
Elles ajoutent une nouvelle blessure à celles qui existent déjà.
C’est exactement le même mécanisme que lorsqu’une femme est victime d’une agression.
Au lieu de demander :
« Pourquoi quelqu’un lui a-t-il fait subir cela ? »
Certaines personnes demandent :
« Pourquoi était-elle habillée comme ça ? »
« Pourquoi est-elle sortie seule ? »
Vous voyez ce qui se passe ?
On déplace la responsabilité.
On ne regarde plus celui qui a fait le mal.
On regarde la victime.
Et c’est là que commence une deuxième violence.
Une violence faite de jugements.
De médisances.
Et de culpabilisation.
Vous savez…
Dans mon cabinet de voyance, j’accompagne aussi des personnes qui ont été victimes d’agressions sexuelles ou de pédocriminalité.
Et il y a une réalité qui revient très souvent.
Notre cerveau est extraordinairement bien fait.
Lorsque nous vivons un traumatisme insupportable, il met parfois en place des mécanismes de protection.
Certains souvenirs deviennent flous.
D’autres reviennent par fragments.
Certains détails restent très précis.
D’autres semblent avoir disparu pendant des années avant de refaire surface.
Ce n’est pas parce que la personne ment.
Ce n’est pas parce qu’elle invente.
C’est souvent une manière pour le cerveau de protéger la personne d’une souffrance qu’elle n’était pas capable de supporter au moment des faits.
Mais vous savez ce qui me bouleverse le plus ?
Beaucoup de ces personnes ne m’en veulent même pas à ceux qui n’ont pas réussi à les protéger lorsqu’elles étaient enfants.
Parce qu’elles savent qu’à cette époque, ces adultes n’auraient peut-être jamais pu imaginer une chose aussi terrible.
Elles comprennent que l’on ne voit pas toujours ce qui est caché.
En revanche…
Ce qui continue à les faire souffrir…
Parfois dix…
Vingt…
Ou trente ans plus tard…
Ce sont les personnes qui, une fois qu’elles ont trouvé le courage de parler…
Ont choisi de ne pas les croire.
Celles qui répondent :
« Tu mens. »
« Tu inventes. »
« Tu exagères. »
« Ce n’est pas possible. »
« Tu cherches l’attention. »
Cette blessure-là…
Elles me disent souvent qu’elle est encore plus difficile à porter que le silence qu’elles avaient gardé pendant des années.
Parce qu’à partir du moment où une victime trouve enfin le courage de parler…
Elle ne demande pas que l’on efface son passé.
Elle ne demande pas que l’on punisse tout le monde.
Elle ne demande même pas que l’on comprenne tout.
Elle espère simplement une chose.
Être écoutée.
Être accueillie.
Être crue.
Parce qu’être cru…
C’est souvent le premier pas vers la reconstruction.
Mais ne pas être cru…
C’est parfois revivre le traumatisme une seconde fois.
Et cette deuxième blessure…
Est infligée non plus par l’agresseur…
Mais par ceux qui auraient pu être un refuge…
Et qui, malheureusement, deviennent parfois une nouvelle source de souffrance.
Et j’aimerais dire quelque chose à toutes les personnes qui parlent d’une victime sans connaître réellement son histoire.
Chaque fois que vous dites :
« Elle ment. »
« Il exagère. »
« Elle est folle. »
« Il invente. »
« Son histoire est tellement énorme qu’on dirait un film. »
Peut-être que vous ne vous rendez pas compte de l’impact de vos paroles.
Mais à chaque fois que vous retirez de la crédibilité à une victime…
Vous l’isolez un peu plus.
Vous lui faites perdre un peu plus confiance en l’être humain.
Vous rendez sa reconstruction encore plus difficile.
Et surtout…
Vous renforcez les conséquences de ce que le bourreau a déjà provoqué.
Parce que le bourreau n’a parfois même plus besoin de salir sa victime.
D’autres le font à sa place.
Sans même s’en rendre compte.
Chaque rumeur répétée.
Chaque jugement.
Chaque parole qui cherche à faire croire que la victime ment…
Qu’elle exagère…
Ou qu’elle est folle…
Prolonge les conséquences de la violence qu’elle a déjà subie.
L’emprise ne s’arrête alors plus avec le départ du bourreau.
Elle continue à vivre à travers les paroles de ceux qui entretiennent les rumeurs.
Le bourreau n’a parfois même plus besoin d’agir.
Les blessures continuent de se rouvrir parce que d’autres prennent le relais en discréditant la victime.
En semant le doute.
En alimentant les divisions.
Chaque médisance renforce encore les conséquences de ce que le bourreau a commencé.
D’une certaine manière…
Cela donne encore plus de force aux effets de son emprise.
Au lieu que la victime soit enfin écoutée…
Soutenue…
Aidée à se reconstruire…
Les conséquences de la violence continuent de se propager.
Sans même s’en rendre compte…
Certains envoient alors un message terrible.
Ils donnent l’impression que la parole de la victime ne mérite pas d’être entendue.
Et, d’une certaine manière…
Ils donnent au bourreau ce qu’il recherchait souvent.
Que la victime ne soit pas crue.
Qu’elle soit isolée.
Que le doute s’installe autour d’elle.
C’est comme si, sans le vouloir…
Ils prenaient son parti…
Plutôt que celui de la personne qui essaie simplement de se reconstruire.
Au lieu de tendre la main à une victime…
Ils renforcent les conséquences de ce qu’elle a déjà subi.
Alors posez-vous cette question.
Si j’avais été à sa place…
Aurais-je eu besoin que l’on me juge ?
Ou que quelqu’un me tende enfin la main ?
Avant de nous quitter…
J’aimerais vous proposer un exercice psychologique.
Prenez une feuille blanche.
Dessinez trois cercles.
Dans le premier, écrivez :
« Ce que je sais avec certitude. »
N’écrivez que des faits.
Pas des opinions.
Pas des rumeurs.
Seulement les faits.
Votre histoire.
Votre vérité.
Dans le deuxième cercle, écrivez :
« Ce que les autres disent de moi. »
Les jugements.
Les critiques.
Les rumeurs.
Les paroles qui vous ont blessé.
Puis regardez ces deux cercles.
Et posez-vous cette question.
Est-ce que les paroles des autres changent la réalité de ce que j’ai vécu ?
La réponse est non.
Maintenant…
Dans le troisième cercle, écrivez :
« Ce qui dépend encore de moi. »
Continuer à me reconstruire.
Choisir les personnes que je laisse entrer dans ma vie.
Protéger ma paix.
Retrouver confiance.
Aimer de nouveau.
Vivre.
Parce que le premier cercle représente votre vérité.
Le deuxième représente les blessures que les autres vous ont laissées.
Mais le troisième…
C’est votre liberté.
Et c’est dans ce troisième cercle que commence votre avenir.
⸻
J’aimerais aussi vous proposer un exercice spirituel.
Fermez doucement les yeux.
Imaginez que vous marchez sur un chemin baigné de lumière.
Au loin…
Une rivière lumineuse.
Vos guides vous attendent.
Ils connaissent toute votre histoire.
Ils connaissent vos combats.
Ils connaissent vos larmes.
Imaginez maintenant que vous portez un sac extrêmement lourd.
À l’intérieur…
Toutes les paroles qui vous ont détruit.
« Tu mens… »
« Tu exagères… »
« Tu es fou… »
« Tu inventes… »
« Personne ne te croira… »
Prenez une pierre.
Regardez-la quelques instants.
Puis dites doucement :
« Je reconnais cette douleur… mais je refuse qu’elle décide encore de ma vie. »
Déposez cette pierre dans la rivière.
Regardez-la disparaître.
Puis une autre.
Et encore une autre.
Jusqu’à sentir que votre sac devient de plus en plus léger.
Regardez maintenant vos guides.
Imaginez qu’ils déposent une lumière dans votre cœur.
Puis demandez-leur simplement :
« Aidez-moi à retrouver la paix.
Aidez-moi à ne plus porter ce qui appartient aux autres.
Aidez-moi à retrouver confiance en moi.
Et montrez-moi le prochain pas vers ma reconstruction. »
Restez quelques instants dans ce silence.
Respirez.
Puis ouvrez doucement les yeux.
Et souvenez-vous toujours de ceci.
Les paroles des autres ne définissent pas votre âme.
⸻
Si aujourd’hui…
Vous êtes cette personne qui essaie de se reconstruire…
Je voudrais vous dire une dernière chose.
Ne laissez jamais le regard des autres devenir le vôtre.
Vous connaissez votre histoire.
Vous connaissez votre vérité.
Vous connaissez les combats que vous avez menés dans le silence.
Soyez fier de vous.
Parce qu’il faut énormément de courage pour continuer à avancer…
Alors que certains continuent à vous juger.
Selon ma vision spirituelle, je crois profondément que nos guides, les êtres de lumière et Dieu connaissent notre vérité.
Ils voient nos efforts.
Ils voient nos larmes.
Ils voient notre courage.
Continuez à avancer.
Continuez à choisir la lumière.
Et j’aimerais terminer avec une réflexion.
Le mal ne fait pas seulement des dégâts au moment où il est commis.
Il continue parfois à vivre…
À travers les rumeurs.
Les jugements.
Les médisances.
Alors avant de répéter une histoire…
Avant de dire :
« Elle ment. »
« Il exagère. »
« Elle est folle. »
Posez-vous une seule question.
Est-ce que mes paroles vont aider cette personne à se reconstruire…
Ou suis-je en train de prolonger une souffrance qu’elle essaie désespérément de laisser derrière elle ?
Parce que les mots peuvent relever un être humain.
Mais ils peuvent aussi le briser.
Ils peuvent rapprocher une famille.
Ou la déchirer pendant des années.
Je crois profondément que chacun de nous est responsable de ce qu’il choisit de faire de ses paroles.
Je crois aussi que chacun finit un jour par être confronté aux conséquences de ses actes, qu’elles soient humaines, morales ou, selon les croyances de chacun, spirituelles.
Mais chacun de nous devra aussi regarder avec sincérité ce qu’il a fait de la souffrance des autres.
Avons-nous été une main tendue…
Ou avons-nous ajouté une pierre au fardeau d’une personne déjà blessée ?
Choisissez toujours d’être une personne qui apaise.
Une personne qui écoute.
Une personne qui relève.
Jamais une personne qui détruit.
Parce que parfois…
Une seule parole de compassion peut changer une vie.
Et une seule parole de médisance peut détruire des années de reconstruction.
Prenez soin de vous.
Et n’oubliez jamais…
La vérité n’a pas toujours besoin d’être reconnue par tout le monde pour exister.
À bientôt. 💜
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